Esaïe

- Auteur.

- Esaïe, fils d’Amots (1.1) a vécu au 8e s. av. J.-C. Son nom, qui signifie "L’Eternel sauve" (ou "le salut est l’Eternel"), résume en partie son message. La tradition juive fait de son père le frère du roi Amatsia, elle n’est pt-être "que l’impression symbolique de la majesté souveraine de sa pensée et de son style" (F. Godet). Il fut marié à une femme appelée "la prophétesse" (8.3), parce qu’elle aurait elle-même exercé un ministère prophétique (v. 2 Ch. 34.22), et dont il eut au moins deux enfants portant des noms symboliques (8.1-3, 18). Il est né sous le règne d’Ozias (entre 780 et 760), exerça son ministère sous les rois Ozias, Yotam, Ahaz et Ezéchias et vécut encore quelque temps sous Manassé. La tradition juive prétend qu’il fut scié dans un tronc creux dans lequel il s’était réfugié et mourut à l’âge de 90 ans, au moment où la scie des bourreaux atteignait sa bouche. Pt-être Hbr. 11.37 fait allusion à son martyre. Le livre donne peu d’indications sur sa personnalité. D’après quelques passages, il se révèle d’un caractère humble et compatissant (6.5 ; 16.9 ; 21.3 ; 65.2). Peu d’indications également sur sa famille. Son père était Amots dont mention est faite également dans 2 R. 19.2.

- Il fut à la fois chroniqueur (2 Ch. 26.22 ; 32.32), secrétaire royal, précepteur d’Ezéchias, pt-être médecin de la cour #2Ki 20.7 et conseiller d’Etat ayant ses libres entrées à la cour, même au temps de l’impie Ahaz.

- Son livre contient une grande variété de genres littéraires (v. Plan). A cause des différences entre la première (ch. 1-39) et la seconde partie (ch. 40-66), l’authenticité de cette dernière a été fortement attaquée depuis la fin du 18e s. Parce qu’elle contient des prophéties si précises concernant le retour de l’exil, elle serait l’oeuvre d’un, de deux ou de plusieurs auteurs ayant vécu entre le 6e et le 3e s. av. J.-C. Le style, le vocabulaire et les pensées seraient trop différents pour qu’on puisse attribuer l’ensemble au même auteur. Plusieurs exégètes, examinant les ch. 44 à 53, ont émis les opinions suivantes quant à l’ identité du Serviteur de l’Eternel :

- 1. Pour les uns, le prophète l’aurait vu sous les traits de Cyrus, le libérateur des exilés (44 ; 45), mais c’est là une opinion fort discutable. Car outre qu’il n’est question dans les ch. 44-45 que de la restauration de Jérusalem et du Temple, Cyrus ne reçoit jamais l’épithète d’Ebed Yahvé. Le prophète l’appelle : mon berger (Roï) (44.28), l’oint de Yahvé (45.1), le libérateur (45.13).

- 2. Pour d’autres, le prophète aurait eu comme une double vision : a) d’abord, le prophète aurait vu dans le Serviteur de l’Eternel une collectivité. Cette collectivité aurait pour nom : Jacob, Israël (44.1, 2, 21 ; 45.4 ; 48.20 ; 49.3, 5). Il s’agirait là, bien entendu, d’une élite. Les exilés ont été, comme leurs ancêtres, pour la plupart infidèles (48). Le prophète verrait le Serviteur dans un reste de l’Israël meurtri et purifié par les souffrances de l’exil, sorti spirituellement victorieux de l’épreuve (45.20-25). D’où l’appel au rassemblement des exilés demeurés fidèles là où tant de leurs frères ont succombé aux tentations de Babylone ; de là le rappel puissant de la vocation d’Israël (46.3 ; 49.6). b) Puis, le prophète, réalisant qu’aucun reste, qu’aucune collectivité ne pourrait accomplir l’oeuvre messianique voulue de Dieu, aurait été conduit à réduire sa vision du serviteur à une personne. Le chevauchement entre la vision collectivité et la vision personne serait perceptible particulièrement dans les ch. 50-52.1-12. Certes, en effet, ni le peuple d’Israël dans son ensemble, ni une élite de ce peuple, ne pouvait prétendre à réaliser la volonté de Yahvé-Sauveur. Un individu seul le pouvait, un individu mis à part, différent des fils de l’homme (52.14), apte par sa double nature, humaine et divine, à porter nos souffrances et à se charger de nos iniquités (53.4-5).

- Mais si ces 2 plans s’offrent successivement à nous dans le message messianique d’Esaïe, comment en être surpris ? Israël n’avait-il pas été choisi pour être la lumière des nations et pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre #Isa 49.6

En rappelant cette vocation qu’un reste fidèle tout au moins aurait dû pouvoir réaliser, de même qu’en réduisant le Serviteur fidèle à une personne, n’est-ce pas aussi un reproche que le prophète se devait d’adresser à son peuple ? L’apparent chevauchement des 2 visions du Serviteur de l’Eternel peut s’expliquer ainsi. Mais ce qu’on peut dire avec certitude, c’est que lorsque le prophète reçoit toute la révélation de l’Esprit, c’est la vision du Serviteur-personne qui prend le pas et qui domine tout. Et les chrét., éclairés par l’Ev., ne peuvent qu’identifier la personne du Serviteur unique, telle qu’elle apparaît dans les ch. 52.13-53, avec la personne de Jésus-Christ. Jamais sans doute l’inspiration prophétique n’a atteint un si haut sommet.

- Le message d’Esaïe déborde le cadre de l’histoire et du salut spirituel d’Israël comme des nations. Il décrit les temps messianiques, c.-à-d. le royaume de Dieu sur la terre. Il faut lire à ce propos les ch. 24-27 ; 60-65 ; 8.23 à 9.6 ; 11. Il est donc aussi eschatologique. On le voit, l’oeuvre d’Esaïe est immense. Elle embrasse, par-delà la longue période du temps du prophète, les siècles à venir jusqu’au second avènement du Christ. Le message du livre peut donc être ordonné autour de ces 3 thèmes fondamentaux :

1. thème spécifiquement historique (1-39, sauf quelques passages eschatologiques : 8.23 à 9.6 ; 11 ; 24-27),

2. thème messianique (40-55),

3. thème eschatologique (56-66 et 8.23 à 9.6 ; 11 ; 24-27).

- Esaïe aurait écrit les ch. 1-39, sauf toute une série de passages qu’on ne pourrait lui rapporter. Les ch. 40-55 auraient pour auteur un anonyme du temps de l’exil qu’on nomme aussi le deutéro-Esaïe. Le prophète décrit ici une situation toute diff. que celle des ch. précédents, c.-à-d. la situation dont il a dû être le témoin au retour de Babylone. Le style d’ailleurs serait aussi diff., ainsi que le vocabulaire. Comment, d’autre part, Esaïe aurait-il pu annoncer le nom de Cyrus près de 2 siècles avant la naissance de ce roi ? Cet écrit serait de 540 av. J.-C. Les ch. 56-66 enfin, au style plus lyrique et plus mystique à la fois, au thème essentiellement eschatologique, appartiendraient à un autre auteur dont l’époque serait assez incert. (300 env. av. J.-C., disent les uns, 200 env. av. J.-C. disent d’autres). On l’appelle le trito-Esaïe.

- Sans entrer dans le détail de la controverse, on peut dire que :

- 1. La tradition juive est unanime pour attribuer tout le livre à Esaïe. L’Ecclésiastique (livre de Jésus Ben Sirach, 48.24), datant du 2e s. av. J.-C., dit "qu’Esaïe a réconforté ceux qui menaient deuil à Sion," citant les mêmes mots que la version des LXX emploie pour Es. 40.1 (donc la seconde partie du livre). Les grands manuscrits d’Esaïe de Qumrân du 1er s. av. J.-C. ne portent pas la moindre trace d’une division du livre, pas plus que ceux de la version des LXX (3e s. av. J.-C.). Quand aurait-on constitué son unité ?

- 2. Jésus et les apôtres introduisent plus de vingt fois leurs citations d’Esaïe (première et seconde partie) par les mots : "comme disait le prophète Esaïe, le Saint-Esprit dit par Esaïe le prophète..." #Mt 3.3 ; 8.17 ; 12.17-21 ; Lu 3.4 ; Joh 1.23 ; 12.38 #Ac 28.25 ; Ro 9.27-33 ; 10.16, 20

- 3. Le style d’un homme peut changer avec l’âge et avec le sujet traité : la seconde partie a cert. été composée bien plus tard que la première ; ces prophéties ont été écrites et non prononcées, leur thème est très diff. de ceux des premiers ch. L’auteur veut maintenant consoler, tandis qu’alors il voulait avertir. Malgré des diff. appréciables, on note aussi des ressemblances frappantes : les mêmes images se retrouvent dans les deux parties (1.31 ; 10.17 ; 57.14 ; 62.10) ainsi que les mêmes expr. typiques (11.9 ; 27.13 ; 56.7 ; 57.13 ; 65.25 ; 66.20).

- 4. Le vocabulaire accuse également autant de similitudes que de différences : Dieu est celui qui forme (22.11 ; 29.16 ; 44.2), qui est haut élevé (6.1 ; 57.15), le fort d’Israël, le Puissant de Jacob (1.24 ; 49.26 ; 60.16) et surtout le Saint d’Israël, expr. typique d’Esaïe (1.4 ; 17.7 ; 37.23 ; 45.11 ; 55.5 ; 60.14). On a d’ailleurs relevé 25 mots hébr. qui ne se trouvent que dans les deux parties de ce livre et nulle part ailleurs dans la Bible.

- 5. Des citations d’Esaïe ou des allusions à son texte se trouvent chez d’autres prophètes préexiliques #Isa 41.7 ; 44.12-15 ; 47.8, 10 ; 51.15 ; 52.7 ; Jer 10.1-16 ; 31.35 #Na 2.1 ; Zep 2.15

- 6. Les critères qui font refuser à Esaïe les ch. 40-66 amènent les critiques à lui refuser aussi la rédaction des ch. 13 ; 24-27 ; 36-39 et les font postuler, pour les ch. 40-66, deux ou jusqu’à dix auteurs diff. L’unité merveilleuse du livre parle contre un tel découpage.

- 7. Comment expliquer qu’un auteur aussi génial que celui d’Es. 40-66 (ou plusieurs) soit resté anonyme alors que la tradition juive a retenu les noms de tous les "petits" prophètes ?

- 8. (Puisque Es. 44.28 et 45.1 nomment Cyrus, on affirme que cette partie du livre ne peut dater que du 6e s.). Mais 1 R. 13.2 donne le nom de Josias plus longtemps à l’avance. Josèphe raconte que Cyrus a lu ce qui le concernait dans les prophéties d’Esaïe (Ant. 11.1.1). D’ailleurs quel intérêt y aurait-il eu à produire une prophétie après les événements ? La véritable raison qui explique ces hypothèses, c’est le refus du surnaturel, c’est la négation de l’inspiration de la Bible. La haute critique se refuse à admettre que l’Esaïe du 8e s. ait pu nommer un personnage du 6e s., Cyrus, parce qu’elle ne croit pas à la Bible, Parole de Dieu. Pour quiconque croit avec Paul que "toute l’Ecriture est inspirée de Dieu" #2Ti 3.16 l’unité d’auteur ne pose aucun problème. Esaïe, le prophète qui a signé le livre et qui en a donné l’époque (1.1), en est le seul auteur.

- Enfin, il convient de souligner que l’unité du livre d’Esaïe se trouve matériellement confirmée par le rouleau complet d’Esaïe découvert dans la grotte I des mss de Qumrân, en 1947. Ce rouleau, qui est daté de 100 à 120 ans av. l’ère chrét., est un ms. reproduisant la prophétie dans son intégralité et sans aucune remarque pouvant confirmer les hypothèses de la haute critique. V. Manuscrits de la mer Morte.

- Avec W. H. Guiton (Introduction à la Bible, p. 142, 1 re éd.) nous pouvons dire du livre d’Esaïe qu’il "est un édifice majestueux où tous les styles semblent prendre place, mais de manière à donner une impression d’harmonie. Sur le fronton de cet édifice apparaissent en traits de flamme ces mots : "Saint, Saint, Saint est l’Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa Gloire" (6.3). (Pour une discussion très approfondie de la question critique, cf. The Unity of Isaiah, par O.T. Allis, Tyndale Press, Londres 1951).

- Date.

- Le ministère d’Esaïe s’est étendu sur une quarantaine d’années au moins (740-700). Sa jeunesse s’était écoulée sous le règne d’Ozias, le plus long et le plus prospère depuis Salomon (792-740). Juda vivait dans le luxe (ch. 1-2). Mais à ce moment se posait une grave question : cet état prospère, fruit du réveil spirituel dû aux travaux de Samuel et de David, devait-il durer ou touchait-il à son terme ? Deux ennemis le menaçaient, l’un intérieur : c’était la dissolution morale que commençait à engendrer ce long bien-être. Sous la régularité du culte et la pompe des cérémonies se cachaient de plus en plus l’éloignement de Dieu et l’impiété des coeurs. Sous l’invocation apparente du nom de Jéhovah grandissait l’amour du luxe, des jouissances et des biens terrestres. Une oreille exercée, comme celle d’Esaïe, entendait retentir du ciel cette sentence : "Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est bien éloigné de moi" (29.13). Le niveau moral du peuple baissait au lieu de s’élever. L’autre ennemi menaçait du dehors : c’était la puissance assyrienne qui grandissait à l’Orient. Semblable à un torrent dévastateur, elle commençait à faire entendre de l’autre côté du désert de sourds grondements. Placé, comme il l’était, entre ce pouvoir naissant et la vieille monarchie égyptienne, le petit Etat de Juda pouvait être tenté de se jeter dans les bras de cette dernière pour échapper à l’Assyrie, ou de se faire de celle-ci un appui, c.-à-d. bientôt un maître, pour parer les coups dont l’Egypte le menaçait sans cesse ; deux politiques entre lesquelles la prudence humaine pouvait hésiter, mais que la foi en Jéhovah, chef et protecteur de théocratie, condamnait également. La stricte neutralité entre ces puissants voisins était pour Juda tout à la fois la ligne de la fidélité à son Dieu et la plus sûre garantie de son indépendance. (F. Godet : Etudes Bibliques A.T.).

- Avec l’accès de Tiglath-Piléser III au trône de l’Assyrie, la pression sur tous les petits Etats de la Palestine se fait toujours plus forte. Les rois d’Israël et de Damas veulent prob. entraîner le roi de Juda dans une alliance antiassyrienne. Ahaz refuse, mais au lieu de s’appuyer sur l’Eternel, il demande l’aide du roi d’Assyrie. Celui-ci vainc Damas, annexe Israël (732) et y installe un roi-fantoche. Lorsque ce dernier se révolte, les Assyriens assiègent Samarie et s’en emparent (722). A présent l’Assyrie jouxte la frontière de Juda, qui se révolte contre sa suzeraineté. Alors Sennachérib (705-681) vient assiéger Jérusalem. (Es. 28-31 ; 36-37), qui n’est sauvée qu’in extremis par l’intervention de Dieu.

- Telle est l’époque troublée durant laquelle Esaïe a apporté ses premières prophéties (1-39).

- Après un sursaut prometteur sous Ezéchias, le peuple s’enfonce de nouveau plus bas qu’auparavant sous Manassé. Esaïe comprend que le jugement est à présent inévitable et imminent #2Ki 21.10-15 il prévoit que l’exil de sa nation, qu’il avait annoncé depuis longtemps (5.5, 15 ; 10.20-24...), aurait lieu à Babylone (39.5-7). Sous Manassé, il ne peut plus paraître en public. Alors il écrit dans le secret des messages qui s’adressent à la fois aux croyants persécutés de son temps et aux Israélites de l’avenir qui subiront le châtiment divin.

- Lieu.

- Esaïe a vécu surtout à Jérusalem (7.1-3 ; 37.2). C’est aux habitants de la capitale et à tous les Judéens que s’adressaient ses messages, mais ses avertissements concernent aussi les dix tribus séparées et les nations environnantes. (Voir Suite).

Esaïe (Livre d’) (2)

- But.

- "Il y a dans la vie de chaque homme et de chaque peuple des heures tragiques, en petit nombre, dans lesquelles leur avenir se décide pour un long temps. L’époque d’Esaïe a été pour Israël la plus solennelle de ces heures. Une pente se creusait devant lui ; déjà même, il commençait à y glisser. C’était pour le peuple le moment ou de reprendre pied sur le plateau, ou de s’abandonner à la force qui commençait à le dominer. Dans ce second cas, nul parti énergique à prendre. Se laisser aller suffisait. Ne pas agir, c’était agir. Dans le premier, au contraire, il y avait pour Israël un acte réfléchi, volontaire, énergique à accomplir, un parti positif à prendre. Mais pour l’amener, une puissante commotion morale était nécessaire. Travailler à l’opérer fut la mission d’Esaïe" (F. Godet).

- Premier objectif : sauver Juda de l’idolâtrie et de la dégénérescence morale et politique. La vie sociale étant fonction de la vie relig., il fallait d’abord lui faire renouer le lien avec Dieu. Il est "le Saint d’Israël". Son peuple doit marcher dans la sainteté. S’il ne se repent pas, Dieu devra le faire passer par le jugement dont un reste seul réchappera.

- Son premier rôle consiste donc à censurer, à exhorter au changement et à avertir des conséquences de l’endurcissement.

- Deuxième mission, lorsqu’il devient cert. que le point de non-retour sera franchi : préparer le peuple à l’exil : le châtiment inéluctable sera bénéfique, il purifiera Israël de ses scories, un résidu saint sortira du creuset de l’épreuve, un reste qui sera sauvé par le Messie.

- Le troisième message s’adresse à ceux qui seront en exil : "Réconfortez mon peuple, encouragez Jérusalem" (40.1), car le temps d’épreuve va finir, le péché est expié.

- Contenu.

- Trois grandes pensées résument la prophétie d’Esaïe : "la destination sainte imposée à Israël comme peuple de Jéhovah : le jugement saint continuellement suspendu au-dessus de sa tête, tant qu’il ne se conforme pas à cette destination, loi de son existence ; le résidu saint et impérissable, qui se purifie de jugement en jugement et au moyen duquel se réalisera l’état glorieux qui doit éclater à la fin des jours" (F. Godet).

- Le livre contient :

- 1. Des exhortations pratiques. Esaïe dénonce le mal qui rend Juda malade (1.4, 21, 23), la vanité des femmes (3.16-24), la convoitise des riches (5.7-8) ;

- 2. Des messages de réconfort et d’espérance : Dieu a pitié des pécheurs (1.18 ; 4.4-6 ; 12.1-2 ; 29.24 ; 45.7) et leur donne un avenir (25.4, 8 ; 26.3-4 ; 32.17-18 ; 35.1, 2, 10 ; 40.29-31 ; 42.16 ; 43.2 ; 51.11) ;

- 3. Des prédications au sujet des nations environnantes : Babylone (13.1-14 ; 14.4-23 ; 21.1-10 ; 24), Philistie (14.28-32), Moab (15-16), Syrie (17). Ethiopie et Egypte (18-20), Edom (21.11-12), Arabie (21.13-17), Phénicie (23).

- 4. Des prophéties au sujet du Messie et de son règne (2.4 ; 9.1 ; 40.11 ; 52.13-15, 53...).

- Esaïe fut appelé "le prophète évangélique" parce qu’il a apporté le plus clairement la bonne nouvelle du salut (12.1-2 ; 40.10 ; 52.7 ; 61.1), du pardon des péchés (6.7 ; 40.2 ; 53.5 ; 55.7) et de leur purification (1.18, 25 ; 27.9), débouchant sur la paix intérieure (9.6 ; 26.12 ; 32.17 ; 53.5) pour tous les hommes (11.10 ; 42.6 ; 45.22). Ce salut sera apporté par Emmanuel (7.14 ; 9.5-6 ; 11.10 ; 55.3 ; 61.1s.).

- Plan.

- Le livre se divise naturellement en deux sections (qui coïncident curieusement avec la division de notre Bible : les 39 premiers ch. rappellent les 39 livres de l’A.T., les 27 derniers ceux du N.T.).

I. Dieu s’apprête à juger :

- Juda et Jérusalem (1-12) ;

- Les nations païennes (13-27) ;

- Juda sous la domination assyrienne (28-39).

II. Dieu réconforte son peuple au milieu des souffrances occasionnées par le jugement :

- Départ de Babylone (40-48) ;

- Retour à Jérusalem (49-55) ;

- Après le retour (56-66).

- Les ch. ne se suivent pas toujours dans l’ordre chronologique (28.1-6 contient l’une des premières prophéties ; 17 l’une des dernières). Les genres littéraires sont très variés : l’interlude historique (36-39) est en prose, le reste en poésie où apparaissent les différents styles poétiques : lyrique (5.1-7), satirique (14.4-23), apocalyptique (24-27), sapiential (28.23-29), élégiaque (63.7-64.11).

- Le vocabulaire est l’un des plus riches de l’A.T. (2200 mots hébr.), les procédés littéraires nomb. (personnifications : 24.23 ; 27.1 ; 30.7 ; 35.1 ; 51.17 ; 63.3), il use du sarcasme (44.9-20), des allitérations (24.17), des jeux de mots (5.7). C’est avec raison qu’on l’a surnommé "le prince des prophètes".

- Autres Esaïe :

- 1. L’un des fils de Yedoutoun. Musicien, sous le règne de David #1Ch 25.3

- 2. Lévite, fils de Rehabiahou ; a aussi vécu sous le règne de David #1Ch 26.25

- 3. Fils de Hanania, descendant de Zorobabel. #1Ch 3.21

- 4. Fils d’Athalia ; chef de la maison patriarcale d’Elam ; accompagné de 70 hommes, il revint de Babylone avec Esdras. #Ezr 8.7

- 5. Lévite, de la famille de Merari ; il revint aussi de Babylone avec les Israélites mentionnés au No 4. #Ezr 8.19

- 6. Benjamite, père d’Ithiel. #Ne 11.7

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